Le COP mesure le rendement d'une pompe à chaleur à un instant précis, en laboratoire. Le SCOP en donne la moyenne sur toute une saison de chauffe, et l'ETAS le traduit pour les aides. Sur 100 maisons suivies pendant un an, l'ADEME a mesuré un SCOP moyen de 2,9 pour les pompes à chaleur air-eau, alors que leurs fiches annoncent souvent entre 3,5 et 4,5. Dans le Morbihan, climat doux mais humide, savoir lire ces chiffres change le résultat d'un projet.

L'essentiel en bref
- Le COP est un rendement instantané, mesuré par exemple à 7 °C extérieur et 35 °C de départ d'eau.
- Le SCOP est la moyenne sur une saison de chauffe (norme EN 14825) : c'est l'indicateur à comparer entre deux devis.
- L'ETAS est le SCOP exprimé en pourcentage d'énergie primaire, utilisé pour les aides. Il vaut environ SCOP ÷ 2,5 × 100.
- Le Morbihan est en zone climatique H2a, un climat océanique tempéré : visez au moins un SCOP annoncé de 4,0 (classe A+) et faites vérifier le dimensionnement.
- Pour estimer votre consommation : électricité (kWh) = besoin de chaleur (kWh) ÷ SCOP.
Selon le ministère de l'Économie, les pompes à chaleur équipent désormais la quasi-totalité des maisons neuves (source : Bercy décode). Ce guide explique les sigles COP, SCOP et ETAS avec des chiffres sourcés. Il est rédigé par PYD Énergies, entreprise installée à Limerzel depuis 2005, qui intervient dans tout le Morbihan.
COP, SCOP et ETAS : quelle différence ?
Pour passer du SCOP à l'ETAS, un ordre de grandeur suffit : ETAS ≈ SCOP ÷ 2,5 × 100, hors corrections de la réglementation. Un SCOP annoncé de 4,0 correspond donc à un ETAS d'environ 160 %.
Qu'est-ce que le COP d'une pompe à chaleur ?
Le COP est le rapport entre la chaleur produite et l'électricité consommée à un instant précis. Un COP de 4 signifie que la pompe à chaleur produit 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé. La formule est : COP = chaleur restituée ÷ électricité consommée. Le reste de l'énergie est capté gratuitement dans l'air, l'eau ou le sol.
Dans quelles conditions le COP est-il mesuré ?
Le fabricant mesure le COP selon la norme NF EN 14511. Pour une PAC air-eau, la notation A7/W35 signifie 7 °C d'air extérieur (A) et 35 °C de départ d'eau (W). Ces conditions sont favorables : elles ne correspondent ni à toutes les journées d'hiver, ni à tous les types de radiateurs. Les fiches constructeurs annoncent généralement un COP de 3,0 à 4,5 pour une PAC air-eau et de 4,0 à 5,5 pour une pompe à chaleur géothermique.
Comment le COP varie-t-il avec la température ?
Ordres de grandeur issus des fourchettes constructeurs, à vérifier sur la fiche technique du modèle concerné.
Qu'est-ce que le SCOP d'une pompe à chaleur ?
Le SCOP est la moyenne pondérée du COP sur toute une saison de chauffe. Sa formule est : SCOP = chaleur totale produite sur la saison ÷ électricité totale consommée sur la saison. La norme EN 14825 le calcule à partir de quatre températures extérieures (-7 °C, +2 °C, +7 °C et +12 °C), pondérées selon leur fréquence sur la saison. Trois climats de référence existent : Helsinki (froid), Strasbourg (tempéré) et Athènes (chaud).
Le climat de test « Strasbourg » est-il celui du Morbihan ?
Non. « Strasbourg » désigne un climat de test européen moyen, sans rapport direct avec le zonage réglementaire français. Le Morbihan appartient à la zone climatique H2a, un climat océanique tempéré (source : répartition des départements par zone climatique). Un SCOP calculé sur le climat moyen est donc un bon repère pour comparer des appareils, mais pas une promesse pour votre facture.
Quelles classes énergétiques et quels seuils d'aides faut-il connaître ?
La directive européenne ErP impose une étiquette de A+++ à G fondée sur le SCOP. Pour une PAC air-eau, un SCOP ≥ 4,0 correspond à la classe A+ et un SCOP ≥ 4,6 à la classe A++. Pour les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), l'ETAS doit atteindre un seuil minimal.
Sources : fourchettes constructeurs ; seuils ETAS : fiches CEE BAR-TH-171 (air-eau) et BAR-TH-172 (eau-eau et sol-eau), à vérifier sur la version en vigueur.
Combien consommera votre pompe à chaleur ? Le calcul avec le SCOP
La consommation électrique se déduit directement du SCOP : électricité consommée (kWh) = besoin annuel de chaleur du logement (kWh) ÷ SCOP. Voici un exemple pour une maison dont le besoin de chauffage est de 12 000 kWh par an (valeur d'illustration, à remplacer par celle de votre bilan thermique).
Entre un SCOP de 2,9 et un SCOP de 4,0, l'écart est d'environ 1 140 kWh par an pour cette maison. Multipliez ce chiffre par votre prix du kWh pour mesurer l'enjeu d'un bon réglage.

Pourquoi le SCOP réel est-il plus bas que celui du catalogue ?
En octobre 2025, l'ADEME et la DGEC ont publié une étude de terrain menée sur 100 maisons individuelles (90 pompes à chaleur air-eau et 10 géothermiques), suivies pendant une année complète après le remplacement d'une chaudière gaz ou fioul. Le SCOP mesuré en moyenne est de 2,9 pour les PAC air-eau et de 4,3 pour les PAC eau-eau (source : Bercy décode et ADEME Infos).
Les résultats varient fortement d'une installation à l'autre : le rendement des PAC air-eau va de 1,8 à 4,5, et environ un tiers des installations pourraient être améliorées grâce à un meilleur réglage ou à une meilleure pose (source : La Gazette des communes). Selon l'ADEME, relayée par l'UFC-Que Choisir, le SCOP annoncé par le fabricant est supérieur à la valeur mesurée dans 85 % des cas (source : UFC-Que Choisir). Un article de notre réseau explique le fonctionnement d'une pompe à chaleur et les économies possibles.
Quels facteurs font baisser le rendement dans le Morbihan ?
- L'humidité de l'air : sous +5 °C, l'humidité du climat océanique favorise le givre sur l'unité extérieure. Les cycles de dégivrage consomment de l'énergie sans produire de chaleur utile.
- La température de départ du circuit : des radiateurs haute température autour de 70 °C dégradent le rendement par rapport à un plancher chauffant à 35 °C. La Région Bretagne recommande d'ailleurs un circuit basse température (moins de 35 °C) pour une PAC (source : fiche pratique de la Région Bretagne).
- Le dimensionnement : une PAC surdimensionnée enchaîne les démarrages courts, une PAC sous-dimensionnée sollicite trop sa résistance d'appoint. Un bilan thermique réalisé par un installateur RGE est indispensable avant tout chiffrage.
- Le froid : les gelées restent occasionnelles en Bretagne, mais elles font baisser temporairement le COP. Le climat doux est favorable aux PAC air-eau, sans dispenser d'un bon réglage.
Que change l'air marin sur le littoral morbihannais ?
Près de la côte, l'air chargé de sel peut corroder l'unité extérieure et encrasser l'échangeur, ce qui réduit les performances avec le temps. La Commission européenne a publié un guide sur l'exposition au sel des pompes à chaleur et des panneaux solaires en zone côtière (source : Commission européenne). Un entretien régulier de l'unité extérieure limite cet effet : découvrez notre service d'entretien de pompe à chaleur.
Comment améliorer le rendement de sa pompe à chaleur ?
- Abaisser la température de départ du circuit. Selon un repère communiqué par l'ADEME, baisser la température de l'eau de 10 °C (par exemple de 55 °C à 45 °C) fait gagner environ 1 point de COP, à condition que les émetteurs soient adaptés.
- Régler la loi d'eau. Cette courbe ajuste la température de départ selon la température extérieure. Son réglage se fait à la mise en service, puis se vérifie à l'entretien.
- Entretenir l'unité extérieure. Un échangeur colmaté par les feuilles, la poussière, le sel ou le gel réduit le transfert thermique.
- Améliorer l'isolation du logement. Moins la maison perd de chaleur, moins la PAC tourne et meilleur est le SCOP réel.
- Faire vérifier le dimensionnement avant l'installation. L'ADEME estime que ces optimisations peuvent faire gagner jusqu'à un point de SCOP.

Comment lire une fiche technique et comparer deux devis ?
- Identifier les conditions du COP. « COP (A7/W35) » signifie 7 °C d'air extérieur et 35 °C de départ d'eau. Un « COP (A7/W55) » paraît plus bas parce que les conditions sont plus exigeantes, pas parce que l'appareil est moins performant.
- Comparer le SCOP à la même température d'eau. Une même PAC affiche souvent deux SCOP, l'un à 35 °C et l'autre à 55 °C. Choisissez celui qui correspond à vos radiateurs.
- Vérifier le climat de référence. Un SCOP annoncé pour le climat chaud (« Athènes ») est plus flatteur et peu réaliste pour la Bretagne.
- Repérer l'ETAS et l'étiquette énergétique. Une classe A+ (SCOP ≥ 4,0) est un minimum raisonnable pour une maison individuelle.
- Exiger la fiche technique complète et la note de dimensionnement avec le devis. Elles prouvent le calcul des déperditions et la température de base retenue.
Exemple de lecture : « PAC air-eau modèle X, COP (A7/W35) = 4,2, SCOP (35 °C) = 4,1, classe A+ ». Pour une maison du Morbihan chauffée par plancher chauffant, cette PAC est annoncée pour produire en moyenne 4,1 kWh de chaleur par kWh d'électricité consommé sur la saison, un chiffre de catalogue que le SCOP mesuré sur le terrain peut ne pas atteindre.
Quel SCOP viser dans le Morbihan ?
Dans la zone H2a, viser un SCOP annoncé supérieur à 4,0 (classe A+) est un bon repère, à faire vérifier par un bilan thermique de votre logement : l'isolation et les radiateurs existants pèsent autant que le modèle. Pour en savoir plus sur nos prestations, consultez notre page pompe à chaleur dans le Morbihan, notre service de dépannage de pompe à chaleur et l'ensemble de nos services.
Pourquoi choisir un installateur local certifié ?
PYD Énergies est installée à Limerzel depuis 2005 et intervient dans tout le Morbihan. Un installateur RGE est nécessaire pour bénéficier de la plupart des aides. Pour estimer vos droits, utilisez le simulateur officiel France Rénov'.
Conclusion
Le COP compare deux appareils dans les mêmes conditions, le SCOP estime votre consommation sur une saison, et l'ETAS conditionne les aides. Dans le Morbihan, exigez le SCOP, la température d'eau et la note de dimensionnement sur chaque devis, visez au moins la classe A+, et gardez en tête que le SCOP mesuré sur le terrain est en moyenne plus bas que celui du catalogue.



